recouvre lentement mon coeur
la solitude frappe à ma porte
étrangle mon âme et sonne mon heure
à l'heure où pointe pointe l'aurore
où doucement les gens sortent de leur torpeur
je partirais loin de ma douleur
je quitterais à jamais ce monde dans la mort
derrière-moi ,je laisserais mon âme
je ne verserais qu'une petite larme
le crépuscule de ma vie s'élargit
l'église sonne le glas et m'invite
au pied d'un saule pleureur
mon corps frappé de malheurs ,gît
dans une mare de sang et de pleurs
ma vie part bien vite
face à la mort ,une lueur sombre
un être infâme ,une tueuse sans ombre
la solitude est ma mort
aiguillonnant sans pitié mon âme
ma pauvre carcasse décharnée
sert à repaitre les charognards environnant
la souillure de mon âme d'enfant
à méditer les erreurs passées



